Programme Musiques Janv. > Mai 2019

Programme « musiques » janvier > mai 2019 à feuilletez ci-dessous :
Graphisme : Matilde Manufactrice

ÉDITO

Une nouvelle année a pointé le bout de son nez avec son lot de « bonnes résolutions »… Comme un rituel, un passage, une transition vers… quoi d’ailleurs ? Que nous réserve demain ? Doit-on l’attendre ou le provoquer pour quelque chose de meilleur. Mais bon sang! par quelles faces s’y attaquer devant un tel déséquilibre. En apesanteur entre deux mondes : celui du réel, de la nature, du vivant et celui du tout numérique, d’une technocratie déconnectée, dépourvue d’humanité ; c’est une évidence, nous avons atteint un point de bascule, nous, petits grains d’humains en quête de bien-être, de sécurité et aussi de croissance, de progrès, de plaisirs… Notre écosystème climatique, social, institutionnel est en alerte rouge. Nous voici donc coincés dans un brouillard sans fin, et donc bien obligés de s’arrêter, de ralentir et faire autrement.

Nos esprits foisonnent, bouillonnent, parfois s’étouffent et s’embrouillent; c’est ça aussi la transition : un moment de doute, d’incertitude, de choix. En tant qu’êtres vivants faisant partie d’un tout bien au delà des postures de consommateurs, citoyens, il nous faut retrouver un équilibre viable. Pour ce faire, déjà donnons-nous le temps et les espaces pour partager nos joies, peurs, questionnements, incompréhensions, souhaits, actions, engagements… et ainsi se retrouver, se reconnecter dans ce que nous sommes individus singuliers, de générations différentes, interdépendants. C’est bien ce qu’il se joue quand naissent autour de ronds-points, de places ou d’espaces à défendre; des zones de ralentissement, des mini-villes alternatives animées par le débat.

En pleine transition, il est l’heure de mettre en commun nos actions! Une action généreuse vouée au prendre soin d’un tout. Force est de constater qu’il n’est plus possible d’avancer seul, tant bien que mal, tête baissée; plus que conscients de l’urgence, nous en devenons complices. Il nous appartient de réinventer une façon de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître. Transitions d’un État à une autre forme d’état, un état qui prend soin du vivant et de la planète qui l’accueille. Nous le sentons, nous le vivons, ce besoin nécessaire d’humanité, faisons nous confiance et soyons créatifs. Il n’y a pas de nouveau monde, seuls de nouveaux êtres, humains, joyeux et responsables.

Toute l’équipe de La Gare